On entend beaucoup dire, ces temps-ci, que la Loi est la Loi, et qu’il n’y a pas d’autre choix que de s’y soumettre, qu’elle nous plaise ou non. Il y a cependant des Lois dont l’histoire montre, généralement trop tard, qu’il aurait fallu les refuser. Passons. Il y a cependant un principe tacite de la république, qui veut qu’une Loi n’est bonne que si elle est véritablement acceptée et comprise. Est-ce le cas ici ? Les voix qui se sont exprimées chez celles et ceux que cette Loi concerne au premier chef, qui sont les mieux à même d’en apprécier l’esprit et la lettre, et les changements qu’elle introduit, les oppositions qui se sont manifestées parmi les étudiants aussi bien que parmi les personnels, contre la Loi LRU, ont été assez nombreuses et assez fortes pour qu’il soit au moins permis d’en douter. Cette Loi, bien que Loi, ne fait-elle pas peser un grave danger sur l’avenir de l’université ? Tous ceux qui ont cette conviction sont-ils simplement de doux rêveurs, de dangereux extrémistes, des conservateurs rassis ? N’y aurait-il pas parmi eux, au moins, quelques sages, qui ne rejettent pas cette Loi par dogmatisme ou frilosité, mais en connaissance de cause ? Lisez la suite de cette entrée »
Des CRS pour la Loi PéCReSse
décembre 6, 2007On peut penser et dire ce qu’on veut des étudiants, qui, en bloquant les universités, (de manière, cependant, non indiscriminée, comme on le voit dès que les présidents, éventuellement poussés par leurs C.A., entrent en discussion avec eux), exerceraient une « violence terroriste », parce qu’ils sont « une minorité ».
Ils sont peut-être une minorité, rapportée à la population étudiante totale. Mais le « blocage » a été le fait d’un vote pris chaque semaine à la majorité, rapportée à la population étudiante présente aux Assemblées Générales étudiantes. S’agissant d’échéances électorales autrement décisives, se soucie-t-on tellement de l’opinion des abstentionnistes ? Non. Les abstentionnistes sont réputés n’avoir pas d’opinion. Ne leur faisons pas dire ce qu’ils n’ont pas décidé de dire par eux-mêmes.
Déclaration des élus des personnels SGEN-CFDT, SNCS-FSU, SNTRS-CGT au CA du CNRS
décembre 6, 2007L’essentiel des interrogations qui avaient motivé la mobilisation de la communauté scientifique et notamment celle des personnels du CNRS lors du CA du 18 octobre, n’est pas levé. Le 18 octobre, le Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation, représentant de la ministre nous a interdit de nous prononcer sur le schéma stratégique. Son courrier secret à la direction du CNRS n’a toujours pas été rendu public. Lisez la suite de cette entrée »
Ce qui se passe sur le campus est grave
décembre 6, 2007Chers collègues de l’Université Stendhal,
Ce qui se passe en ce moment sur le campus est très grave. On matraque des étudiants grévistes non violents. Qui plus est, ce sont des universitaires – nos propres dirigeants – qui font appel aux forces de l’ordre. C’est sans précédent. L’Université était un sanctuaire, un contre-pouvoir, un lieu d’échange et de discussion. C’est aujourd’hui un lieu de répression.
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