Université Stendhal Réunion d’information du 10/1/8

Informations

- Nous invitons les collègues à prendre connaissance du compte-rendu de la mission de médiation effectuée par nos collègues, mandaté(e)s par le CA, auprès des étudiants. Rédigé avant les vacances, il est en ligne sur le blog.

Les élus mandatés ont demandé à bénéficier d’un droit de réponse sur Actualités Stendhal : cela leur est encore refusé. Ils vont donc rappeler leur demande.

- Deux rencontres ont eu lieu avec des élus de SMH et de Grenoble : l’objectif était d’informer les élus locaux de la situation de Stendhal, notamment en vue d’une prise de position des Conseils Municipaux. Les élus ont été sensibles à la gestion « policière » du conflit, qui suscite leur inquiétude.

- Notre objectif reste l’abrogation LRU même si à court terme ceci reste peu probable : à moyen terme il faut préparer les conditions de l’abrogation de la loi (élaboration de propositions alternatives) et mettre en échec ses dispositions les plus dangereuses (précarisation, remise en cause des statuts…). Pour cela, il nous faut continuer à informer les personnels qui vont concrètement en subir les effets très bientôt et trouver des modalités d’action adaptées.

    • La journée nationale d’action 24/1/8 est une première étape : la défense des services publics, des carrières et des salaires est directement liée à la lutte contre la LRU ;
    • Les élus du CA ont demandé qu’une réunion extraordinaire se tienne dans les plus brefs délais :
    • pour protester contre le non respect par le président Chézaud des décisions du CA (intervention de la police notamment). Moralement, la présidence Chézaud est terminée. Le CA a pu pleinement jouer son rôle au cours de ces dernières semaines.
    • rappeler les précédentes demandes déjà formulées en octobre : organiser des d’assises des personnels sur la LRU et sur l’université de Grenoble
    • compte tenu des échéances d’application de la loi LRU (application automatique au 11 février) il sera demandé un report du CA décisionnaire au début février (8 février)
    • les élus rappelleront la demande des étudiants d’un lieu permanent de réflexion et d’organisation collective (université populaire). Alors que le prêt d’amphis est accordé par l’UPMF et l’UJF, on tente d’imposer à Stendhal une procédure spécifique pour ces étudiants qui constitue une discrimination (délais, conditions d’octroi) et qui est contraire aux délibérations du CA (mettre à disposition des étudiants des locaux adaptés à leurs activités de réunions, conférences)

      La discussion s’engage à partir de la présentation d’un diaporama sur la LRU et ses conséquences notamment sur l’emploi, les carrières, le service public.

      Sur le processus de réflexion collective préalable à la mise en œuvre de la loi :

        • des collègues s’interrogent sur le besoin de disposer de l’autorisation de l’administration pour organiser des assises. Il faut rappeler les décisions du CA et les mettre en application.
        • ce processus aura plus de poids si l’institution se plie à la décision du CA : cela permet aussi de discuter dans tous les services dans de meilleures conditions pour les personnels. Assises officielles : on dégage du temps, des moyens, et des positions officielles des composantes.

        Sur les objectifs de ces assises :

        Le rapport de forces va aussi s’établir localement et on peut espérer une capacité à peser pour poser dès maintenant des gardes fous (par exemple poser le principe de refuser la modulation des services d’enseignement) :

          • sur la question de la démocratie, nos collègues sur le site réfléchissent à la création d’instances de discussion en amont des conseils ; ils envisagent par exemple l’instauration d‘une sorte de parlement des étudiants (UJF),
          • il est nécessaire de cadrer les conditions de recrutements des personnels (situation des contractuels à examiner dans le contexte du site) et de définir les principes (intéressement, primes…)

          Les collègues constatent le manque de mobilisation de la communauté universitaire : alors que l’on s’achemine vers les élections, ils pensent qu’il faut saisir l’opportunité de réfléchir à l’avenir de Stendhal et du site.

            • On pourrait avancer sur un projet de règlement intérieur de l’université pour lutter contre l’effet chambre d’enregistrement et le sentiment d’impuissance des conseils ;
            • Le bureau doit avoir un vrai rôle ; il faut le préciser ;
            • La dimension du site est importante (trouver des convergences) ;
            • Les assises sont un moyen de peser sur les élections : on n’aura pas le temps de rédiger des statuts avant le 11 mais la réflexion amorcée sera utile dans la perspective de l’élection (dire ce dont nous ne voulons pas et ce que nous voulons).

            ATTENTION :

              • la loi prime sur le reste, tout dépendra donc de l’équipe élue.
              • la représentation des étudiants et personnels est désormais faible : comment compenser cela ?

              Il y aura un équilibre entre présidence et CA si le CA s’empare de ces questions : pour cela il faut un projet clair sur lequel les candidats devront se prononcer.

              Les évolutions et les changements perçus comme nécessaires

              Certains refusent la LRU par peur du changement, d’autres veulent un autre changement. Comment faire en sorte que nous soyons plus nombreux à participer à la réflexion ? Des problèmes bien réels existent et doivent être traités. L’idée est de voir l’avenir de l’université AUSSI d’un point de vue opérationnel, concret. Par exemple :

              • Comment exploiter les compétences internes (journalisme, com, traducteurs par ex) ? Il faut penser à mobiliser les compétences des Biatos pour l’enseignement et la recherche, à avoir des synergies enseignants/Biatos/étudiants (cf. Arts du spectacle). Ne pas être aussi compartimentés.
              • Comment encourager l’expression des personnels, des étudiants qui ont des idées et ont envie de participer (avoir une tribune libre dans le respect de la Loi ?). Il faut réfléchir à d’autres médias que papier (panneaux d’affichage électronique par ex, s’appuyer sur commission des moyens).
              • La réflexion autour de l’insertion professionnelle doit aussi être poursuivie (cf. CR du 6/12/7). Se donner des priorités sur les filières que l’on maintien : faut-il avoir des filières qui ne débouchent pas sur des métiers ? Il ne faut pas se tromper sur le succès des IUT : ils ont des moyens très conséquents et sélectionnent (cf. le film Université le grand soir, voir dans les liens proposés sur ce blog) Développer les IUT / IUP demande que globalement, nous disposions de plus de moyens pour toutes les filières (IUT et filières générales). Il y a quand même pour notre université le débouché de l’enseignement qui reste important.

              Les problèmes que la LRU ne réglera pas…

                • Le chantier des heures complémentaires trop importantes -et des abus de certains secteurs, ne sera pas résolu par la LRU : fondamentalement c’est le manque de postes qui génère cette situation. Et la fongibilité asymétrique + le budget global ne vont pas dans le sens d’une amélioration en matière de recrutements pérennes.
                • Travailler à la progression de carrière des contractuels, dans la perspective d’une harmonisation sur le site grenoblois est nécessaire : aucune progression de carrière n’est prévue par la loi…
                • Profiter de l’autonomie pour faire avancer certains chantiers locaux (répartition des postes en interne par exemple) est nécessaire mais ATTENTION à la question des moyens. On pourra jouer à la marge car les pressions du ministère seront fortes (et nos ressources faibles).
                • La revalorisation des carrières va attendre la très forte diminution du nombre de fonctionnaires et localement, on voit mal de quelles ressources on disposera pour revaloriser… Ne pas se faire d’illusion sur la capacité du secteur privé à financer l’enseignement supérieur. On pourrait imaginer de répartir les financements entre ceux qui arrivent à lever des fonds et les autres, mais ça suppose d’arriver à en trouver !

                Il faut à la fois

                  • limiter la casse lors de l’application interne de la LRU
                  • continuer le travail de propositions alternatives pour peser sur le débat et espérer une évolution dans le bon sens à terme.

                  (Faute de contre-pouvoir au capitalisme sauvage, les enseignants contractuels seront des fers de lance de l’idéologie capitaliste : l’autocensure prendra le dessus, et ce sera la fin de l’Université).

                  Mener ce travail en parallèle permet de nourrir la réflexion globale sur l’enseignement supérieur des propositions concrètes discutées localement et, réciproquement, une réflexion plus large pourra servir de cadre à l’élaboration de propositions spécifiques.

                  D’autres luttes sont à l’agenda : pouvoir d’achat, carrières, retraites ; ce sont autant d’occasion de parler de la LRU (attaques sur tous les fronts contre les statuts).

                  SNESUP-SNASUB-SUD EDUCATION-SGEN-CFDT

                  La prochaine réunion est prévue JEUDI 17 JANVIER fin de matinée (heure et lieu à préciser).

                  Ordre du jour : l’élaboration du projet local / plateforme dans le cadre des assises.

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